• Clinique Océane : manuel à l'usage des grands patronsDepuis le 16 juin, 39 membre du personnel (sur 40) de la clinique privée Océane au Havre, unité psychiatrique appartenant au groupe multinational Ramsay, étaient en grève. En grève tournante, afin de minimiser les conséquences financières et d'assurer la continuité de service vis-à-vis des patients. Rappelons que dans les cliniques privées, le personnel n'est pas tenu d'assurer la continuité des soins, il appartient à la direction d'engager des négociations sur un service minimum. Ce service minimum était de facto assuré.

    Pour bien mesurer à quoi se sont attaqués les personnels de la clinique, il faut savoir que le groupe Ramsay, présent dans six pays européens ainsi que dans les pays anglo-saxons, a pesé en 2018-2019, 3.4 milliards d'euros pour un bénéfice net de 8,2 millions d'euros.

    La faute originelle des personnels ? Avoir cru, peut-être, aux bonnes paroles d'un gouvernement qui a versé pendant la crise de la Covid19 des larmes de crocodile sur les conditions du personnel de santé montant sans armes en première ligne sur le front, sans même avoir besoin du son du clairon. "On" leur a promis des primes, des médailles en chocolat, des défilés le 14 juillet.

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  • Covid-19 : non à la mise en danger des travailleurs, enseignants, enfants au nom du profit !Alors qu'un grand nombre de salariés a repris le chemin du travail, j'ai signé, avec entre autres Jean-Paul Lecoq, Alban Bruneau, et un large collectif de personnalités syndicales, politiques et intellectuelles cet appel « à la mobilisation citoyenne, syndicale, associative, politique », pour le droit des salariés au dépistage et le rétablissement complet de la responsabilité pénale des employeurs. « La vie, la santé, la dignité ne se négocient pas! »

    Voici le texte de cet appel, que vous pouvez signer vous aussi en suivant ce lien, Ce texte était nécessaire, eu égard aux violentes attaques du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, et celles du ministre de l'économie et des finances, Bruno Le Maire, tant contre la CGT, à l'initiative de la décision de justice, que contre le juge lui-même. Notre ministre étant de plus pris en flagrant délit de déclarations contradictoires :

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  • Pas de manif aujourd'hui, confinement oblige. Alors juste un petit article en guise de rappel historique de ce que représente le 1er mai. Certain-e-s d'entre vous, sans doute la plupart, le savent déjà. Mais le rappeler ne fait jamais de mal. C'est ce qu'on m'a appris quand j'étais encore enseignant, il y a tout juste un mois !

    Et pour commencer, parlons un peu de ce symbole du 1er mai : le muguet.

    Comment ça, qu'entends-je ? ce n'est pas le muguet le symbole du 1er mai ? On nous aurait donc menti tout ce temps ? Impossible. Et pourtant...

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  • Le Medef veut la guerre socialeOn entend de plus en plus le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, avancer ses propositions pour "sauver l'économie". Cela tient en quelques mots en conclusion d'une interview au Figaro : "L'urgence, c'est de revenir à une activité normale". Et de décliner ses propositions révolutionnaires pour y arriver : travailler plus, réduire les congés et les jours fériés.

    Bien entendu, certains membres du gouvernement, payés pour ça, reprennent à leur compte cette antienne. N'oublions pas que ce n'est pas le gouvernement qui dirige : il n'est que le pantin du grand patronat qui tire les ficelles. Certains pensent que demander la démission de Macron et du gouvernement suffirait à changer la donne. Foutaises ! Qu'il s'agisse de Chirac, Sarkosy, Hollande ou Macron, en passant par Delors, Valls et consorts, le patronat a toujours disposé de ses troupes fidèles (qui y trouvent leur compte, n'en doutez-pas) qui lui permettent, tel Picsou, de se baigner tranquillement dans ses coffres d'or. Et c'est bien entendu la même chose au niveau européen, avec cette fameuse "commission européenne" qui serait source de tous les maux pour les euro-sceptiques, brexiteurs, frexiteurs et autres, mais qui n'est que le punching-ball mis à disposition des peuples comme exutoire à leur colère : pendant qu'on vilipende la commission européenne, le patronat rigole et travaille inlassablement à casser les conquis sociaux.

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  • Préparer l'après ! Ils ne s'en tireront pas comme ça !Les cotes de popularité de notre gouvernement s'envolent ! Alors qu'elles étaient au plus bas, on voit un Macron grimper de 13% et un Philippe prendre +10%. Qu'est ce à dire ? On mettra cela sur le compte d'une opinion publique déboussolée et inquiète, qui a besoin - c'est humain - d'être rassurée et dirigée dans ces temps difficiles.

    Mes compatriotes ont-ils/elles bien noté, cependant, que tant le président que le premier ministre étaient aussi déboussolés qu'eux/elles ? Non ? Pourtant, entre un discours de l'un, le 16 mars, aux accents gaulliens (communistes ?) sur la nécessaire planification et nationalisation des secteurs stratégiques délaissés par la gabegie libérale, mais qui au final, n'a accouché que du confinement ; et le discours de l'autre, hier soir 23 mars, insipide au possible, comparant les méfaits d'un jogging d'une fois une heure, ou d'une sortie plein-air de deux fois une demi-heure, il ne se passe rien ! Personne ne dirige rien !

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