• Retour sur l'assemblée plénière du conseil régional du 18 décembreCette séance, marathon comme beaucoup, avait à son ordre du jour beaucoup de points importants. Notre groupe y a fait 12 interventions, dont 4 par votre serviteur.

    Rappelons que depuis la démission de Sébastien JUMEL pour cause d'élection à la chambre des député-e-s, nous ne sommes plus que 4 : Marie-Jeanne GOBERT (PCF-Calvados), Céline BRULIN (adjointe au maire de Bolbec, PCF), Joachim MOYSE (maire de Saint-Etienne-du-Rouvray depuis la démission d'Hubert Wulfranc élu député, PCF), et moi. Cela rend notre travail encore plus compliqué.

    Dans le même temps, les Verts se renforcent et vont passer de 3 à 4, avec l'arrivée de François DUFOUR, ancien porte-parole national de la confédération Paysanne de 1996 à 2000, co-fondateur d’ATTAC. Cette arrivée est due à la démission de Stéphane TRAVERT (ex-PS), nommé ministre de l'agriculture et de l'alimentation.

    Lire la suite...

    Partager via Gmail

    2 commentaires
  • Ce fut une séance marathon : 38 délibérations. Il faut dire qu'alors qu'il y avait une séance à peu près tous les mois depuis le début de l'année, cette fois, il a fallu laisser passer les élections. Force est de constater que les intérêts de la population de la région passent après les campagnes politiques des uns ou des autres.

    Lire la suite...

    Partager via Gmail

    1 commentaire
  • Les concerts, c’est la santé ?

    Déshabiller Pierre pour habiller Paul. Tout le monde connait le proverbe. Ce n’est qu’un proverbe, mais comme dans toutes les formules forgées par la sagesse populaire, il y a toujours un fond de vérité !

    Lire la suite...

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Je retranscris ici un article paru initialement dans la lettre d'information du collectif "Ensemble ! 14-61" :

    Un an à la RégionUn peu plus d'un an après les élections qui ont porté à la tête de la région une majorité de droite, à 4709 voix près sur plus d' 1,36 million, il est temps de faire le point sur ce que la présence d'un élu d'Ensemble ! peut apporter.

    A la région, tout est verrouillé...

     Soyons clair : sous un vernis démocratique de façade (par exemple : un temps de parole égal pour tous les groupes, quelle que soit leur taille, lors des interventions de politique générale qui ouvrent traditionnellement les assemblées plénières), il n'y a pas grand chose à attendre de notre présence, ou d'une présence d'opposition plus généralement, dans l'hémicycle. Toute la politique régionale est élaborée bien en amont, et, très souvent, nous apprenons par la presse sa mise en œuvre avant même qu'elle ait été discutée en assemblée ! C'est la conception de la démocratie made in "Les Républicains".

    Bien sûr, avec mes quatre "collègues" du PCF ainsi, bien souvent, qu'avec les trois élu-e-s d'EELV, nous avons l'occasion de dire tout le mal que nous pensons de cette politique, que ce soit sur les fermetures des IFSI, des IFAS, sur la désertification médicale, sur les aides aux entreprises déversées sans compter, sur la volonté d'adosser la recherche universitaire aux besoins des entreprises, etc... Mais comme elles sont peu relayées par la presse, nos interventions restent lettre morte, et quoi qu'il arrive les jeux sont faits d'avance : avec une majorité absolue dans l'assemblée, Hervé Morin est assuré d'être majoritaire en permanence. Dans sa majorité, il y a beaucoup de godillots qui n'ont encore jamais ouvert la bouche. Qu'à cela ne tienne, ils ne sont pas là pour ça, juste payés à lever la main.

    ...Mais ailleurs, des portes s'ouvrent

    La véritable plus-value d'être élu, ce sont les rencontres avec les militant-e-s des syndicats et associations lors des luttes (Sidel, La Poste...) ou grâce à des interventions écrites que j'ai pu faire pour demander des réunions ou des tables rondes (Lafarge). Certes ces rencontres militantes ont surtout eu lieu dans l'agglomération du Havre. N'étant pas un professionnel de la politique, je ne peux pas me déplacer à volonté.

    De plus, ma participation au CREFOP (Comité Régional de l'Emploi, de la Formation et de l'Orientation Professionnelle) qui donne, entre autres prérogatives, un avis sur la carte régionale des formations professionnelles initiales, en scolaire ou en apprentissage - avis en général repris par l'assemblée plénière - m'a permis de peser, en lien avec les représentants des organisations syndicales, sur certains points tels que la défense de certaines formations ou la mise en place d'outils d'évaluation des ruptures de contrats d'apprentissage, en particulier le moment où la rupture s'opère et sa cause. Ceci afin d'éviter certains abus de patrons peu scrupuleux qui se séparent de l'apprenti-e après les quatre mois nécessaires pour toucher les aides régionales.

    Un bilan en demi-teinte

    Tout cela reste évidemment très limité. Lorsqu'on ne s'appelle pas Mayer-Rossignol ou Jumel, réussir à faire paraître un article dans la presse reste une gageure, et comme nous sommes très minoritaires, nous n'avons que peu de leviers à actionner.

    Ce n'est donc pas au sein des instances que l'on sera le plus utile, et ce qui est valable pour les quatre élu-e-s du PCF l'est d'autant plus pour un élu d'Ensemble ! bien esseulé.

    Il faut profiter de ces six ans de mandat pour s'en servir, autant que faire se peut, comme haut-parleur. Haut-parleur des luttes, mais aussi haut-parleur des campagnes politiques d'Ensemble !, nationales mais surtout locales.

    La création d'un blog a permis une première expression de cette parole d'Ensemble ! au sein du Conseil Régional ou en dehors. Mais il faut faire mieux : pour l'instant cette expression est encore trop Havraise ou Seino-Marine. Elle doit devenir régionale. Et pour cela j'ai besoin de tous ceux et toutes celles qui résistent partout en Normandie, pour qu'ils et elles  me fassent part de leurs luttes, qu'ils et elles m'informent des initiatives qui fleurissent partout, en soutien aux migrants, contre les fermetures de services publics, de sites industriels, contre le réacteur EPR de Flamanville, en défense de la Sécurité Sociale, etc...  C'est à ce moment que l'élu  devient utile, en popularisant et soutenant les luttes, tant dans l'instance "conseil régional" qu'à l'extérieur, grâce aux réseaux que nous aurons tissés ensemble. Avis donc à tous et toutes : un petit article de 10 ou 20 lignes et une photo pour agrémenter mon blog, c'est me rendre, en tant qu'élu, plus efficace sur des domaines que je ne maitrise peut-être pas - ou sur des sujets dont je n'ai tout simplement pas connaissance - afin de pouvoir les défendre efficacement, mais c'est aussi nous rendre plus forts collectivement.

    Et ainsi, en 2021, nous pourrons tirer tous et toutes ensemble un bilan positif de six ans de mandature d'un militant d'Ensemble ! au sein du conseil régional.

    Partager via Gmail

    1 commentaire
  • Assemblée du Conseil Régional du 15 décembre : suite et finDans mon précédent article du 28/12, je vous avais promis que je vous informerais rapidement de la suite des délibérations de cette séance du Conseil Régional. Encore une bonne résolution de début d'année que je n'ai pas pu tenir.

    C'est donc avec un peu de retard que je vous livre ici quelques considérations sur des délibérations importantes qui ont eu lieu pendant cette séance marathon (presque 8 heures !).

    Financement du contournement Est de Rouen :

    Sur le principe même du contournement Est de Rouen, nous étions opposés à ce projet. Inutile de rappeler ici les raisons. Vous les trouverez dans cet article du 8 juin 2016, qui lui-même renvoie à d'autres documents. Et nous avions voté contre au Conseil Régional. Le 15 décembre, il s'agissait d'en adopter le financement.

    La participation publique au financement de ce projet pharaonique est de 490 millions d'euros, dont 245 à la charge des collectivités territoriales. Encore faut il souligner que le coût du projet est vraisemblablement sous-estimé. La participation de la région serait de 122,5 millions d'euros, tout en notant qu'il s'agit là encore d'un minimum car le véritable engagement de la région est : "50% du montant total attendu des collectivités", et non un engagement sur une somme fixe. Comme le fait remarquer Joachim Moyse (élu également du groupe Front de Gauche) lors de son intervention, il nous a été proposé de voter un chèque en blanc au futur concessionnaire, ni plus ni moins. Car tout dépassement du coût du projet entrainera mathématiquement l'augmentation de la participation de la région.Sans compter que le département de L'Eure, engagé pour 49 millions d'euros, se fait tirer l'oreille pour passer à la caisse (peut-on l'en blâmer ?)

    Voilà encore des millions d'euros gaspillés dans un projet à la visibilité et à l'intérêt douteux, et qui auraient pu trouver de meilleurs usages dans des projets économiques ou sociaux au profit du plus grand nombre. 

    Bien évidemment, nous avons voté contre cette délibération.

    Débat d'Orientation Budgétaire (DOB) :

    Depuis 1992, ce débat est imposé aux régions, au moins deux mois avant l'examen du budget par l'assemblée. Il ne donne pas lieu à un vote. Plutôt qu'un long développement sur ce débat, je vous propose de lire l'intervention de Joachim Moyse (le spécialiste des questions budgétaires au sein de notre groupe), qui a filé la métaphore équestre avec bonheur pour évoquer les obstacles devant lesquels la région va se trouver lors du vote du budget.

    Carte des formations Sanitaires et Sociales :

     Il s'agissait d'entériner la fermeture de 6 Instituts de Formation d'Aides Soignants (IFAS) et d'un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). Ces fermetures avaient été annoncées par la Région en octobre, et nous nous en étions fait l'écho déjà à cette époque pour les dénoncer. en Octobre, c'étaient deux fermetures d'IFSI qui étaient prévues, mais grâce à la mobilisation des personnels et des élèves, l'IFSI de Vire a pu sauver son existence. Pour combien de temps ? La carte ci-dessous montre par ailleurs que c'est l'ex Basse-Normandie qui paye le prix fort.

    carte des ifas

    La Région se retranche derrière l'état et l'Agence Régionale de Santé (ARS), arguant du fait c'est cette dernière qui impose les quotas d'admissions dans ces formations. Comme quoi, lorsqu'il s'agit de faire des économies, la droite sait faire "front commun" (si j'ose m'exprimer ainsi) avec l'état, fût-il, de son point de vue, "de gauche".

    Et donc la baisse des quotas imposée par l'ARS est l'occasion pour la droite de "restructurer" l'offre de formation. Pour elle, les futur-e-s aide-soignant-e-s formé-e-s dans les IFAS peuvent très bien faire l'effort de se déplacer quelques dizaines de kilomètres pour rejoindre un autre lieu de formation. Par exemple, pour David Margueritte, Vice-Président (LR) chargé de la formation, il n'est pas acceptable qu'il y ait trois IFAS dans la même ville. Sauf qu'il ne s'agit là que du cas particulier de Caen, qui verra disparaitre l'IFAS de l'EPSM (Etablissement Public de Santé Mentale). Mais qu'en sera t-il de ceux et celles formé-e-s à Bernay, lorsque leur centre sera fermé ? Le plus proche sera alors à 30 kms. Pour ceux et celles d'Argentan qui devront aller à Falaise, c'est 25 kms. Or le public des IFAS est souvent en difficulté sociale; ce ne sont pas que des jeunes qui pourraient être facilement mobiles, mais ce peut être aussi des mères de famille en reconversion pour qui un déplacement de 30 kms signifiera un abandon de leur formation.

    De cela, la droite régionale n'a cure. Et bien entendu, ce ne sont pas nos arguments sur les nécessaires embauches dans les établissement de santé pour assurer un service de qualité qui peuvent trouver grâce à leurs yeux, alors que le poulain qu'ils se sont choisi pour les présidentielles, le très chrétien François Fillon, prétend supprimer 500 000 fonctionnaires et privatiser la Sécurité Sociale !

    Au nom de notre groupe, Céline Brulin a expliqué dans son intervention pourquoi nous voterions contre cette carte de formations. Les Verts ont également voté contre, ainsi que le PS. A noter néanmoins le flottement de ces derniers qui s'apprêtaient à s'abstenir, et qui n'ont finalement voté contre que parce que Gaëlle Pioline, qui pour être conseillère régionale PS n'en est pas moins habitante de Flers et donc directement concernée, les a encouragés à voter contre. Pas très solide comme conviction !

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique