• Debout les fainéants, les cyniques, les égoïstes ! C'est l'éruption de la fin…

    Bon, l'éruption de la fin, ce n'est peut-être pas encore pour tout de suite. Mais les fainéants, cyniques, égoïstes, c'est maintenant. C'est comme cela que notre bon monarque  appelle  ses sujets, de préférence lors de ses déplacements à l'étranger ! Sa majesté se lâche..

     

    Debout les fainéants, les cyniques, les égoïstes ! C'est l'éruption de la fin…Tous ceux et celles qui s'opposent à ses réformes, tous ceux et celles qui vivent au jour le jour le chômage, la précarité, la souffrance au travail, le harcèlement, les effectifs qui s'effondrent, le temps de travail qui grimpe et les salaires qui baissent. Nous sommes donc des fainéants qui refusons la modernité des contrats de chantier, des référendums d'entreprise qui  pourrons nous mettre à la porte en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire ! (pour le détail de la loi travail, voir ici)

    Mais il n'y a pas que la loi travail qui a marqué cette rentrée :

    Egoîstes, tous les hommes et surtout toutes les femmes qui du jour au lendemain ont vu leur contrat aidé supprimé, et ce sont retrouvé-e-s sans rien, eux et elles qui avaient déjà peu ?

    Fainéant-e-s, les centaines d'animateurs et d'animatrices périscolaires brutalement congédié-e-s à cause du retour à la semaine de quatre jours à l'école sans concertation, sans mesures transitoires ?

    Cyniques et extrêmes ceux et celles qui pensent qu'une autre société est possible, dans laquelle les richesses créées par notre travail n'enrichiraient plus la rente et la finance, mais serviraient  à l'investissement écologique, au développement des services publics (transports, hôpitaux, écoles, universités, recherche, communication), à l'avènement d'une société enfin juste et solidaire. ?

    Mais si encore nous n'étions que cela ! Mais nous sommes aussi, depuis de nombreuses années, des fameux crétins et crétines bas de plafond. Car c'est bien connu, si nous refusons les réformes de Sarkosy, de Hollande, de Macron, c'est parce que nous ne les comprenons pas ! Et avec des abruti-e-s comme nous, il faut faire de la pé-da-go-gie ! Combien de fois n'avons-nous pas entendu cette ritournelle méprisable, et méprisante ?

    Devrons nous rappeler à notre nouveau Roi Soleil que la monarchie absolue s'est mal terminée ?

    Il ne tient qu'à nous de lui montrer que, loin d'être ce qu'il pense, nous sommes des salarié-e-s, paysan-ne-s ou artisans (artisanes ?) qui travaillons souvent dur pour pas grand-chose; que ceux et celles qui sont aujourd'hui au chômage ne le sont pas par fainéantise, mais souvent par le fait du prince, et qu'ils et elles ne demandent qu'une chose, c'est de retrouver du travail. Et que ce n'est certainement pas parce que les entreprises pourront licencier plus facilement qu'elles embaucheront plus.

    Lutter efficacement contre le chômage, cela passe par une politique économique en rupture avec la mondialisation libérale, synonyme de délocalisations et de dumping social ; cela passe par la réduction du temps de travail sans perte de salaire ni dégradation des conditions de travail, et par la création de vrais emplois avec un salaire décent et un vrai statut protecteur. Cela passe enfin par un financement public sécurisé de la vie associative, garant du bien vivre dans la société.

    Des moyens financiers, il y en a, pour peu qu'on s'attaque enfin aux inégalités et à l'évasion fiscale (la fameuse « optimisation ») qui coûte 80 milliards d'euros par an au budget du Pays.

    Une nouvelle fois, il nous faut reconstruire une mobilisation unitaire et puissante contre cette politique du rouleau compresseur.

    Cela passe dans un premier temps par participer aux grèves et manifestations du 12 septembre, à l'appel de la CGT, de Solidaires et de l'UNEF, et à la montée nationale à Paris appelée par France Insoumise.

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