• Lafarge : Le gouvernement valide les licenciements ! En date du 12 août, comme d'habitude en plein milieu des congés afin que cela se remarque le moins possible, le gouvernement, par une note de la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail de de l'Emploi (DIRECCTE) de Normandie (1), a validé les licenciements à l'usine Lafarge de Saint-Vigor d'Ymonville. Comme souvent, après 5 pages d'attendus divers, ce sont les derniers paragraphes qui font mal :

    Lafarge : Le gouvernement valide les licenciements !

    Voici donc une entreprise, qui touche du CICE - donc de l'argent public - pour créer des emplois, dont les bénéfices après impôts, dépréciations et amortissements s'élèvent à 460 millions d'euros avec une marge opérationnelle en hausse de 6% au second semestre; une entreprise qui triche de manière éhontée en revendant des "quotas carbones" touchés indûment pour des établissements fermés, et dont les liens avec Daesch sont pour le moins flous, qui se voit obtenir l'aval d'un gouvernement pour licencier 111 personnes.

    Ce gouvernement, fort avec les faibles et lâche avec les forts, n'a t-il donc aucun amour propre pour accepter de servir de paillasson au grand capital ? Nous pourrions nous poser cette question si nous ne savions pas depuis longtemps qu'il est, comme les autres avant lui, aux ordres du Medef.

    Il est plus facile (n'est-ce pas M.Macron ?) de se moquer des tee-shirts des ouvriers plutôt que de relever la tête devant Holcim-Lafarge.

    Il est plus facile (n'est ce pas Mme El Khomri ?) de valider le licenciement d'un délégué CGT accusé d'avoir participé à l'épisode de "la chemise", plutôt que de prendre en compte la détresse des milliers de licencié-e-s.

    Ce gouvernement de carpettes va devoir rendre des comptes ! Depuis plusieurs mois, nous avons été plusieurs élus, municipaux, départementaux, régionaux, à réclamer une table ronde, à la région et au ministère de l'économie [voir ici, et ].

    A la place de cette table ronde annulée par le sous-préfet, nous avons eu le droit en juin à une "reprise en mains" du dossier par Mme la Secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales, Estelle GRELIER, laquelle devait revenir vers nous pour nous donner des nouvelles. En fait, c'était plutôt pour enterrer le dossier. En date du 8 juillet, je demandais à Mme GRELIER de nous accorder enfin cette table ronde. Aucune nouvelle. Sans doute est-elle trop occupée pour que l'avenir de 111 personnes ne puisse trouver une petite place dans son agenda. Quel mépris ! 

    Au niveau de la Région, M Hervé Morin, président de région, nous a répondu le 7 mars 2016 : "J'ai demandé aux services régionaux de prendre l'attache du groupe [Holcim-NDLR] afin d'analyser la situation. Je souhaite, à ce stade, laisser le travail avancer avant d'organiser toute autre initiative, à fortiori à caractère public".

    Hé bien voilà, il est temps ! Non seulement le "travail" a bien avancé, mais il est maintenant terminé ! Il va peut-être falloir que la région se bouge enfin pour ne pas laisser le désert industriel progresser dans notre région. Sinon, à quoi bon avoir lancé avec moult fanfare, " l'agence de Développement de la Normandie " (ADN) ? Car développer, c'est bien, mais empêcher une entreprise en pleine forme de jeter ses employé-e-s à la rue, ce serait pas mal non plus.

    Avec mes colistiers du Front de Gauche à la région, nous ne resterons pas l'arme au pied, en attendant que le bassin industriel Havrais devienne une morne plaine. Le temps presse et il faudra bien que la Région prenne aussi ses responsabilités. A défaut d'être des "actionnaires du futur", nous sommes dans l'action au présent.

     

    (1) dépendant du Ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social. Ces deux derniers mots, compte tenu des dernières mobilisations sur la "loi travail" pouvant prêter à sourire.

     

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  • Lafarge : lettre à Estelle GrelierLa situation à la cimenterie Lafarge de Saint-Vigor d'Ymonville est au point mort. La table ronde que nous avions demandée et qui devait avoir lieu le 30 mai a été repoussée, sans date alternative, par M. Lobit, sous-préfet du Havre, en raison des "événements" (sic). Estelle Grelier, secrétaire d'état aux collectivités territoriales avait repris la main sur ce dossier, en nous court-circuitant, et devait obtenir une entrevue de l'intersyndicale avec le Ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. Le 15 juin.

    Depuis, c'est silence radio. Le 24 juin, Jean-Paul Lecoq a envoyé une nouvelle demande de rencontre au sous-préfet. Toujours aucune réponse.

    C'est pourquoi aujourd'hui c'est moi qui prend la plume pour demander à Estelle Grelier d'organiser enfin cette table ronde, pour nous faire part des résultats de l'entrevue du 15 juin, mais aussi pour que chaque partie prenante intéressée à ce dossier puisse amener ses idées et ses solutions pour pérenniser le site et les emplois.

    Cela devient inadmissible qu'un groupe industriel qui a fait l'objet coup sur coup de deux révélations médiatiques scandaleuses continue à narguer les élus(e)s, le personnel, les collectivités territoriales et l’État pendant que le gouvernement, lâchement, fait le gros dos et espère que l'orage (un de plus !) va passer sans trop le mouiller.

    Bonne lecture :

    Lafarge : lettre à Estelle Grelier

     

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  •  Nous,  militants ou élus, considérons que l'utilisation, par un gouvernement issu de la gauche, de l'article 49-3 de la Constitution, sur un texte portant réforme du Code du Travail, est un acte politique d'une extrême gravité. 


    Le projet de loi « Travail » comporte un risque grave d'atteintes aux droits des salariés et à notre modèle social. La consécration de l'inversion de la hiérarchie des normes en droit du travail, qui généralisera la possibilité pour une entreprise de pratiquer le moins disant social (par exemple en diminuant la majoration des heures supplémentaires) constitue une régression historique. Elle s'ajoute à d'autres mesures dangereuses, celles qui facilitent les licenciements, ou l'ensemble des mesures incitant à l'augmentation du temps de travail. Plus largement, ce projet de loi, et la philosophie qui a présidé à sa conception, participent à l'idée fausse selon laquelle la diminution des protections des salariés favoriserait les créations d'emplois, dans une période où la transition écologique et la transformation numérique doivent inspirer un nouveau mode de développement.

    Cette loi ouvre une brèche dans lesquelles s'apprêtent à s'engouffrer tous les partis et les programmes de la droite, rêvant déjà d'une dérégulation encore plus forte du droit du travail.


    Reconnaissant le fait qu'il ne dispose pas de majorité pour voter ce projet, le gouvernement bafoue les droits essentiels du Parlement et fait aussi violence à des millions de citoyens qui, en majorité, rejettent ce projet de loi. Leurs représentant-e-s sont désormais privés de toute possibilité de s'exprimer dans l'hémicycle sur ce texte. Le gouvernement veut ainsi imposer, sans débat, l'adoption par l'Assemblée d'un texte qui aura pourtant des conséquences très concrètes et quotidiennes pour nos citoyens.


    A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. Le gouvernement doit accepter le débat de fond sur sa politique et cesser d'empêcher le Parlement de jouer pleinement son rôle d'assemblée délibérante. 

     

    Nous appelons à poursuivre la mobilisation tant au niveau institutionnel, social qu'au niveau citoyen. 

    Premiers signataires :

     Jean Claude Bateux, député honoraire PS de Seine maritime, Jean Michel Bérégovoy, maire adjoint EELV, Rouen, Fatima El Khili, adjointe au maire EELV de Rouen, Michelle Ernis, conseillère municipale Ensemble !- Front de gauche (Rouen Périphérie), St-Etienne-du-Rouvray, David Fontaine, maire adjoint PS, St-Etienne du Rouvray, Thierry Foucault, sénateur PCF-Front de Gauche de Seine Maritime, Gilles Houdouin, conseiller régional Ensemble ! - Front de gauche, Sébastien Jumel, maire PCF de Dieppe, président du groupe PCF/Front de gauche au conseil régional de Normandie, Jean Paul Lecoq, maire PCF-Front de gauche de Gonfreville-l’Orcher, ancien député de Seine maritime, Axel Marin, porte parole EELV Normandie, Olivier Mouret, maire adjoint PS, Rouen, Laetitia Sanchez, conseillère régionale EELV Normandie, Yvon Scornet, conseiller municipal PCF-Front de gauche, syndicaliste, Yves Soret, militant Nouvelle Donne, Claude Taleb, conseiller régional EELV, Nicolas Vincent, secrétaire fédéral PS 76, syndicaliste, Pavilly 

     

    Nada Afiouni, conseillère municipale PS, Montivilliers, Valérie Auvray, maire adjointe PS, Elbeuf, Denise Bayle, Ensemble ! - Front de Gauche (Rouen Périphérie), syndicaliste, Philippe Belloncle, militant socialiste, Notre-Dame de Gravenchon, Jacques Bennetot, militant socialiste, Yvetot, Véronique Bérégovoy, secrétaire régionale EELV Normandie, Brigitte Berger, Ensemble ! - Front de Gauche (Rouen Périphérie), Sophie Bôrner, conseillère municipale d' Ouistreham, porte parole régionale EELV Normandie, Pierre Bouchon, EELV Rouen,  Jean Claude Branchereau, militant socialiste Sotteville, syndicaliste, Serge Brochet, conseiller municipal PS, Yvetot, Charles Coustères, jeunes écologistes,  Alexis Deck, conseiller municipal EELV Le Havre,  Alain Defour, militant socialiste, Oissel, Eric de Falco, militant socialiste Rouen, André Delestre, maire adjoint PCF-Front de gauche, Petit Quevilly, Patrick Douillet, conseiller municipal PS, Pavilly, Libertad Héliot, citoyenne, Canteleu, Jean Marie Fouquer, Ensemble !- Front de gauche (Rouen Périphérie), syndicaliste,  Yves Guest, maire adjoint PS Le Houlme, Patrick Jeanne, cons. municipal, ancien maire PS Fécamp, Jean Pierre Lancry, EELV Rouen,  Pascal Langlois, conseiller municipal Front de gauche, Saint-Etienne du Rouvray, Jeanne Lechevallier, citoyenne, Anais Lechevallier, citoyenne,  Noelle Le Maulf, conseillère municipale d'If (14), Mathieu Meheux, citoyen,  Stéphane Martot, conseiller municipal EELV, Rouen, José Mozar, citoyen, Léa Pawelski, maire adjointe PS, St-Etienne du Rouvray, François Panel, militant socialiste, Le Havre, Eric Puren, syndicaliste, Christophe Pouliquen, syndicaliste, Anais Renault, jeunes écologistes, Kevin Emeric Théry, jeunes écologistes.

     

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  • Bac de Quillebeuf : la région doit s'engager !Le maire de Quillebeuf avait invité les élues et élus des département de l'Eure, de la Seine-Maritime et de la Région - tout au moins ceux et celles des environs proches, à une table ronde, le 26 avril.

    Je ne pouvais assister à cette réunion, néanmoins, j'avais préparé une lettre (voir ici, en version "brute") que le groupe des élus Communistes et du Front de Gauche à la région a envoyée au préalable à Hervé Morin, avec copie aux acteurs concernés, lui demandant que la région prenne position quant à une éventuelle participation dans les frais d'exploitation du bac. Si la région, qui a récupéré la compétence "transports" ne remplit pas ses devoirs, le risque est grand de voir revenir un péage sur ce bac, emprunté tous les jours dans les deux sens par les personnels des entreprises de Port-Jérôme.

    Le service des bacs est un service public, et l'instauration d'un péage amènerait une rupture d'équité par rapport aux usagers des autres bacs de Seine-Maritime.  Pire encore, si le bac venait purement et simplement à disparaître, cela obligerait les usagers à emprunter le pont de Tancarville, rallongeant ainsi les temps de trajets, et augmentant d'autant les péages.

    Céline Brulin, également conseillère régionale, a défendu notre position lors de cette réunion (vidéo ci-dessous) :

    Bac de Quillebeuf : la région doit s'engager !

    Voir aussi mon précédent article sur le bac de Quillebeuf.

    Avec les élu-e-s du groupe Communistes et Front de Gauche à la région, nous resterons très vigilants sur les suites à donner afin que le service des bacs reste un service public et gratuit.

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  • Soutien à la famille Tamoyan !La famille Tamoyan est arrivée en France en 2012. Elle est originaire d’Arménie et fait partie de la communauté Yézidie qui est discriminée voire persécutée dans ce pays. Ils n'ont aucune attache en Arménie, toute la famille paternelle étant en France.

    Ils sont menacés d’expulsion à tout moment

    Un comité de soutien, soutenu par RESF, est né dans les établissements scolaires de leur fille N. et leur fils M. tous deux scolarisés depuis leur arrivée en France à Sotteville-lès-Rouen.

    Le plus jeune enfant de la famille, M. (14 mois), est né en France.

    La maman est très malade. Elle est suivie médicalement en France. Un nouveau diagnostic a été posé le 8 avril : elle doit être opérée.

    Une pétition en ligne a été lancée afin de soutenir l'action du comité pour que la famille ne soit pas expulsée et reçoive le statut de réfugié (ou équivalent : protection subsidiaire). Pour la signer, rendez-vous sur ce lien

    Le 11 octobre, date du rassemblement organisé par le comité de soutien, elle avait recueilli 320 signatures, à ajouter aux 400 ou 500 signatures de la pétition papier.

    Le comité est dans l'attente d'une date de rendez-vous à la Préfecture pour solliciter un nouvel examen et la régularisation de la situation de la famille Tamoyan.

    En attendant, de nouvelles actions sont programmées, actions à retrouver sur la page Facebook de soutien à la famille :

    Prochain rendez-vous : le mercredi 13 avril à 14h devant la Préfecture de Rouen. Le comité de soutien vous y attend nombreux et nombreuses !

    Et n'hésitez pas à partager la pétition !

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