• Loi travail : pour un 9 avril réussi !La mobilisation enfle !

    Le 31 mars, dans toute la Normandie, ce sont plusieurs dizaines de milliers de manifestant.e.s  qui ont exprimé dans la rue leur refus d’un monde du travail fait de précarité, de licenciements abusifs qui deviendront la norme, de « cdi » vidés de toute protection , de contrats « zéro heure » à la mode française.

    C’est bien plus que le 9 mars.

    Manuel Valls, s’il dit « écouter », « comprendre », voire reculer sur certains points de détails, ne veut pas encore entendre parler de retirer la loi El-Khomri, sans doute écrite à plusieurs mains avec Gattaz.

    Au contraire, aux grèves et aux blocages multiples exprimant le ras-le-bol de la majorité de la population, le gouvernement a répondu dans plusieurs villes par l’envoi des CRS contre les manifestants, et particulièrement contre les jeunes. Quel avenir pour un pays qui a peur de sa jeunesse ?

    C’est pourtant elle qui sera la première victime de la casse du code du travail. Les jeunes sont déjà très majoritairement inquiets devant leur avenir, fait de chômage ou de mois ou d’années de stages enfilés les uns derrière les autres. Que leur restera-t-il comme espoir si après ces premières années incertaines, le monde du travail ne leur offre plus que la précarité certaine ?

    Il est donc nécessaire, bien que dans notre académie les vacances scolaires aient commencé, de réussir la mobilisation du 9 avril. Celle-ci, un samedi après-midi, donnera l’occasion à tous ceux, toutes celles, qui, pour diverses raisons ne peuvent pas, ne peuvent plus, ou ne veulent pas faire grève, d’exprimer dans la rue leur refus d’une loi qui dégradera encore plus leur quotidien celui de leurs enfants ou petits-enfants, d'exprimer également leur refus que le seul dialogue proposé par le gouvernement soit celui de la matraque pour les jeunes, ou pour ceux qui préfèrent passer leur "Nuit debout", plutôt que couché devant la loi de la finance.

    Tous et toutes dans la rue le 9 avril !

    Au Havre : 15h à Franklin

    A Rouen :  14h30 Cours Clémenceau

    Caen : 14h30 Place Saint-Pierre

    Dieppe : 14h30  devant la Fontaine, quai Henri IV

    Evreux : 10h30 Bel Ebat

    Pont-Audemer : 10h30 Place Charles de Gaulle

    Gisors : 10h30 Mairie

    Lillebonne : 10h30 théatre Romain

     

     

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  • Migrants expulsés du port de Dieppe : Lettre ouverte à Sébastien JumelSébastien,

    Tes communiqués parus dans la presse la semaine passée, sur les migrants qui avaient élu leur domicile au pied des falaises, sur des terrains appartenant au Syndicat Mixte du Port de Dieppe m'avaient interpellé.

    Dans ces communiqués, tu rappelais que la ville de Dieppe menait des actions en faveur des demandeurs d'asile, notamment au sein du Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile (CADA) et de l'association Information Solidarité Réfugiés (ISR).  Mais tu demandais par ailleurs que tout soit mis en œuvre par l'état afin que la «filière mafieuse Albanaise» soit évacuée du port de Dieppe.

    Les collectifs normands d'Ensemble !, dont je suis le représentant au sein du Conseil Régional, ont donné, à l'occasion d'un communiqué (voir ici) leur sentiment à ce sujet.

    Nous y rappelions qu'il n'y a pas de migrants illégaux, car, selon l'article 13 de la déclaration universelle des droit de l'homme de 1948, « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État» et «Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » avec toutes les conséquences pratiques que ces droits universels impliquent, dont les conditions humaines d’un premier hébergement. Il n'y avait pas parmi les migrants de Dieppe que des « mafieux albanais » mais aussi des Yéménites, des Syriens, des Irakiens, des Somaliens, des Érythréens, la plupart âgés de 15 à 30 ans, dont des mineurs isolés qui auraient dû bénéficier de l'aide de l'État (voir communiqué de Médecins du Monde)

    A Dieppe, cela faisait déjà longtemps que des migrants avaient installé leur campement de fortune au pied des falaises, sans que le Syndicat du Port de Dieppe n'y trouve à redire.

    Mais, depuis que Hervé Morin, président de la région Normandie a également pris la présidence de ce Syndicat, les choses se sont accélérées : en s'appuyant sur tes demandes, ils ont, avec Pascal Martin, président du département, ordonné le démantèlement de ce camp, après une ordonnance de référé prise par le tribunal administratif de Rouen ce matin. Les choses n'ont pas trainé : à 17h, le campement était rasé et les pelouses tondues ! Hervé Morin explique que « cette décision a été prise par humanisme vis-à-vis des migrants (sic) mais aussi par raison pour le développement du port et du tourisme à Dieppe »

    La droite, qui se sent pousser des ailes depuis qu'elle détient tous les pouvoirs au sein de la Normandie, est à l'œuvre, telle qu'on la connait de longue date : brutale et policière.

    Les commentaires de l'un et de l'autre sont révélateurs :

    Hervé Morin indique : «À Dieppe, nous allons investir pour financer des équipements qui éviteront les intrusions». C'est tellement plus simple d'installer des caméras et des grillages que de venir en aide à des pauvres gens qui ne demandaient que de passer en Grande Bretagne, car ils ne désiraient pas demander l'asile en France. Où sont-ils aujourd'hui, ces migrants qui sont partis avant de voir leur camp rasé ? Ont-ils été accueillis décemment dans des structures adaptées ? S'ils ne peuvent pas revenir sur le domaine du port de Dieppe, ils iront ailleurs. Leur errance n'en sera que plus dure et plus longue, et cela ne résoudra en rien les problèmes.

    Quant à Pascal Martin, son commentaire est tout simplement écœurant : « Je suis content de voir que les arguments que nous avions avancés avec Hervé Morin ont retenu l’attention des juges. Il fallait envoyer un message de fermeté concernant les migrants, non sans oublier l’aspect humanitaire. Mais il ne fallait pas non plus ignorer l’impact de leur présence sur les habitants et les commerçants de Dieppe. Cette décision s’imposait pour rendre son image à la ville, notamment à la veille des vacances de printemps ». Après cette petite allusion hypocrite à l'aspect « humanitaire », le masque tombe : il ne fallait pas faire fuir les touristes à la veille des vacances de printemps !

    La vie de quelques migrants, qui pour beaucoup ont parcouru quelques milliers de kilomètre à pied, ne pèse t'elle rien face au lobby du tourisme ? C'est totalement inhumain.

    Force est de constater, Sébastien, que ces deux dirigeants politiques t'ont utilisé pour te faire porter la responsabilité de cette sale besogne. Quand tu demandais un rendez-vous avec les services de l'État pour la mi-avril, pour discuter, eux se sont engouffrés dans la brèche et n'ont pas attendu ce rendez-vous pour mettre en œuvre leur politique, sans l'ombre d'un respect humain !

    Il n'est pas trop tard pour revenir au seul combat qui vaille :

    - le soutien aux associations qui ont soutenu les migrants tout au long de leur séjour, et encore aujourd'hui lors de l'audience de référé, telle l'association Itinérance.

    - le soutien aux associations qui se proposaient de trouver des solutions d'accueil dans des dispositifs en dur tout au long des trajectoires de migration. C'est ce que proposait par exemple l'organisation Médecins du Monde. Cette ONG a t'elle été entendue ?

    - le combat pour l'application pure et simple de l'article 13 de la convention universelle des droits de l'homme : ouverture des frontières, en particulier celle avec la Grande-Bretagne, afin que les migrants puissent rejoindre le(s) pays qu'ils désirent rejoindre. Cela passe par la dénonciation des accords du Touquet de 2005, qui, pour des raisons de chantage économique et commercial, ont donné droit à la Grande Bretagne de placer la frontière sur le sol Français !

    Seul ce respect de l'article 13 permettra que les migrations puissent se faire dans des conditions humaines et dignes. Les solutions policières et brutales ne font hélas qu' ajouter des malheurs à des humains qui en ont déjà beaucoup subis.

                                                                                                          Le Havre, le 01/04/2016

                                                                                                                             Gilles

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  • Cimenterie Lafarge : la réponse du Président de RégionCi-dessous, la réponse qu'Hervé Morin a adressée au Groupe des élus Communistes et du Front de Gauche, concernant notre demande de table ronde sur la situation de la cimenterie Lafarge de Saint-Vigor d' Ymonville (voir ici et ).

    Si l'on en croit cette réponse, les services de la Région ont pris contact avec la direction de la cimenterie. Dont acte. Cela n'aurait pas dû empêcher, selon moi, de prendre aussi contact avec les salariés et leurs organisations. Salariés et salariées qui ont sans doute des propositions à faire pour l'avenir de leur outil de travail, et leur avenir propre !

    Organiser une telle rencontre entre tous les acteurs (direction, élus, syndicats, salariés, collectivités territoriales)  afin d'étudier toutes les solutions possibles, c'était le but de notre demande !  Manifestement, pour l'instant, la préférence reste aux tractations de couloir.

    A noter que la connexion internet de notre président régional doit avoir quelques problèmes puisqu'il n'aurait pas reçu mon premier message du 10 février, pourtant envoyé également à Sylvie Gauguain, vice-présidente, qui l'a reçu, ainsi qu'à tous les membres de la commission "développement économique, enseignement supérieur et numérique", et transféré le 6 mars au directeur de cabinet de la présidence, qui l'a reçu également (voir ici). Mystère ou problèmes de communication interne.

    Puisque nous serons tenus informés de l'avancement des contacts de la région avec le groupe Lafarge, nous ne manquerons pas de vous tenir également informés sur ce blog.

     

     

     

     

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  • La semaine prochaine sera une semaine de mobilisations tous azimuts : le 9 sera l'occasion partout en Normandie de transformer le million de signatures contre la loi El Khomri en millions de manifestant(e)s, le 10, ce sera au tour des retraités de descendre dans la rue pour la défense de leurs retraites, contre le blocage des pensions, contre la baisse des retraites complémentaires qui peuvent constituer jusqu'à 40% de la pension. Le 12, nouvelles manifestations contre l'état d'urgence et pour les libertés fondamentales.

    Tour d'horizon des manifestations en Normandie :

    Une semaine contre la politique de Valls-Hollande-Macron et le Medef !Le 9 mars :

    Rouen : 10h30 Cours Clémenceau, 12h Préfecture

    Le Havre : 9h00 Etudiants et Lycéens à l'université, 10h30 convergence étudiants et salariés Jardins de l'Hôtel de Ville, 11h30 Sous-préfecture, 12h30 Medef

     Evreux : 12h30 Préfecture

    Louviers : 12h Parvis

     Caen : 12h devant l'hôtel de ville à l'appel de la CGT et Solidaires. Manifestation à 15h au départ de l'université (esplanade de la paix).

    Cherbourg : 16h30 Mairie

     

    Une semaine contre la politique de Valls-Hollande-Macron et le Medef !Le 10 Mars :

    Rouen : 10h30 Théatre des Arts

    Le Havre : 10h30 Sous-préfecture

    Dieppe : 10h30 Place Louis Vitet

    Evreux : 14h Préfecture

     

    Une semaine contre la politique de Valls-Hollande-Macron et le Medef !Le 12 Mars :

    Rouen : 15h30 Palais de Justice

    Le Havre : 10h30 devant l'Université

     Evreux : 14h, devant la Poste

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  • Lafarge Saint-Vigor : on ne lâche rien !Alors que les salariés de la cimenterie Lafarge restent mobilisés contre la fermeture de leur outil de travail, la Région reste sans voix !

    Rappelons que la transformation prévue de la cimenterie en station de broyage de clinker n'est dictée que par l'appétit toujours plus grand des actionnaires du groupe : les dividendes devraient être multipliés par 4 d'ici fin 2018, et la marge bénéficiaire actuelle est de 28%. Sont-ce là des indices de difficultés économiques qui justifierait la fermeture ? Non bien sûr, il s'agit là ni plus ni moins de licenciements boursiers.

    Face à cette situation, les élus aussi se mobilisent : le maire de Saint-Vigor bien sûr, Gilbert Le Maître, mais aussi Thierry Foucaud, sénateur de Seine-Maritime, et Jean-Paul Lecocq, conseiller départemental de Seine-Maritime, qui a demandé à la Région l'organisation d'une table ronde sur l'avenir du site.

    C'est pour relayer cette demande que j'ai envoyé à Hervé Morin, président de la région Normandie, ainsi qu'aux membres de la commission "Développement économique" un courrier le 10 février (voir l'article sur ce blog).

    Je pensais naïvement que ce dossier était tout à fait dans les compétences de la commission et de la région et que j'allais recevoir une réponse empressée et positive à cette demande !!

    Las ! Rien. Calme plat. La région est aux abonnés absents. La commission "Développement économique" qui devrait pourtant avoir du travail au vu de la situation actuelle de la région, ne s'est même pas réunie un seule fois depuis début de la mandature ! Et pendant ce temps, les salariés de la cimenterie Lafarge s'inquiètent et sont dans l'impasse.

    Avec le groupe des élus Communistes et du Front de Gauche à la région, nous avons donc envoyé une relance à Hervé Morin ainsi qu'à la vice-présidente chargée du développement économique, Sophie Gauguin. Au cas où le premier courriel se serait perdu dans les méandres occultes d'internet no

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