• Pinel Amiens : un air, hélas, de déjà-vu

    Pinel Amiens : un air, hélas, de déjà-vuLe centre hospitalier psychiatrique Philippe Pinel de Dury, près d'Amiens, est en grève depuis le 15 juin. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase est l'annonce de la fermeture d'un quatrième service en quatre ans !

    Égrener tous les problèmes ne servirait pas à grand-chose ici, ce sont les mêmes qu'à Janet et qu'au Rouvray : chambres surpeuplées (2 par chambre individuelle, 4 par chambre double), 26 patients pour 2 soignant-e-s, etc... On sait que la psychiatrie est le parent pauvre de la santé en France. Et lorsqu'on voit la richesse des autres secteurs, ça fait peur.

    Les esprits chagrins, ceux qui se sentent comptables du budget national et de "la dette laissée à nos enfants" diront : Évidemment ! Comme Janet et Le Rouvray ont obtenu des victoires, il faut bien que les autres fassent l'intéressant et demandent encore des mille et des cents ! De quoi mettre en péril l'équilibre de la nation !

    Hé bien non : les salarié-e-s de Pinel n'en sont pas encore là. Leur seule revendication pour l'instant est, tenez-vous bien, la tenue d'une table ronde avec l'ARS ! Fichtre ! En voilà qui ne manquent pas d'air ! Quelle outrecuidance...

    62 jours de grève suivie par les trois quarts du personnel, 31 jours de campement devant l'établissement, 2 jours d'occupation de l'ARS avant d'être délogés comme des malpropres par la maréchaussée, le 14 juillet (quel symbole). Et l'ARS refuse toujours de s'assoir autour d'une table, ronde ou pas. Ne dirait-on pas que les Agences Régionales de Santé, qu'elles soient normandes ou picardes, ont fait du mépris leur culture d'entreprise ?

    Pinel Amiens : un air, hélas, de déjà-vuA noter : à peine sortis de leur lutte victorieuse, les Perchés de Janet sont allés sur place apporter leur soutien aux salarié-e-s de Pinel,  le 14 juillet justement. Cela montre que cette profession fait face partout aux mêmes problèmes, mais qu'elle est soudée. Tout ce qu'elle demande, c'est de pouvoir soigner les patients au lieu de les enfermer.

    Bien entendu, je leur apporte également tout mon soutien, et je pense pouvoir parler ici au nom de tout le mouvement Ensemble ! de Normandie et d'ailleurs.

    Nous suivrons cette lutte avec tout l'intérêt qu'elle mérite, jusqu'à la victoire !

    Dans une grève, l'argent est le nerf de la guerre. Pour cela, les salarié-e-s ont mis en place une cagnotte en ligne. N'hésitez pas à apporter votre obole, même minime. Tout euro est un encouragement à tenir !

    la cagnotte est à cette adresse : soutien au CHPP en lutte.

    Pinel Amiens : un air, hélas, de déjà-vu

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