• Lafarge ne doit pas fermer !Après les licenciements chez Sidel, que la lutte exemplaire menée, par deux fois, par les ouvriers et employés du site ont permis de réduire au maximum, c'est au tour de Lafarge d'annoncer que sa cimenterie de Saint-Vigor d'Ymonville, près du Havre, stopperait sa production pour ne devenir qu'une unité de broyage de clinker (constituant du ciment artificiel).

    Sur les 144 emplois actuel, 111 seraient supprimés.

    le groupe Lafarge avait, en 2013, incité le personnel de l’usine à s’engager dans un "plan de compétitivité" du site devant s’accompagner de 80 millions d’investissements pour le moderniser. Les salariés et leurs organisations syndicales ont joué le jeu et répondu aux attentes de ce plan de compétitivité, souvent au prix de sacrifices personnels et d’adaptation de leur organisation professionnelle et familiale.
    En 2015, tous les objectifs assignés par le groupe Lafarge au site ont non seulement été atteints mais très largement dépassés, alors même que sur les 80
    millions d’investissements annoncés, 17 millions seulement furent réalisés.

    Pour avoir rempli tous ces objectifs, les récompenses sont tombées :

    • Bruno Lafont, le PDG du groupe, l'a quitté en juillet 2015 avec une indemnité de départ de 5,9 millions d'euros et la promesse d'une retraite chapeau de 640 000 euros par an, lorsqu'il fera valoir ses droits à la retraite ! De quoi voir l'avenir avec confiance !
    • Pour les salariés de Saint-Vigor, ce sera la porte ! avec les remerciements des actionnaires.

    Alors que le groupe dégage une marge de 28%, cette fermeture de site s'apparente clairement à un plan de licenciement boursier.

    Jean-Paul Lecoq, Conseiller départemental Front de Gauche de Seine-Maritime et maire de Gonfreville l'Orcher, a envoyé un courrier à Hervé Morin, président de la région Normandie, pour que soit organisée d'urgence une table ronde sur l'avenir de l'usine.

    Afin d'appuyer cette demande, j'ai moi-même envoyé le 10 février un courrier à Hervé Morin ainsi qu' à la Vice Présidente chargée du développement économique, Sophie Gaugain. Ce courrier est pour l'instant en attente de réponse :

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  • Les élues et élus du groupe publieront régulièrement un bulletin. Voici le premier numéro, encore balbutiant, mais ce bulletin devrait s'étoffer au fil du temps et de nos interventions.

    le n°1 est ici.

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  • Communiqué

    des Elus Communistes et du Front de Gauche

    au Conseil régional de Normandie

     

    VALLOUREC : UNE AFFAIRE D’ETAT, PAS D’ACTIONNAIRES ! 

    Comme le craignaient les salariés, Vallourec vient d'annoncer une nouvelle saignée au sein de ses effectifs et la fermeture de laminoirs dont celui de Déville-lès-Rouen. Aux 2000 suppressions d'emplois annoncées en avril dernier, à l'échelle mondiale, dont 900 en France, s'ajouteraient aujourd'hui 1000 suppressions supplémentaires en Europe dont 500 en France.

    C'est d'autant plus insupportable que Vallourec a distribué 2,2 milliards de dividendes à ses actionnaires en 12 ans et réalisé des investissements hasardeux à l'étranger. De plus le groupe s'est lié à un aciériste allemand dans un contrat le contraignant à acheter des milliers de tonnes d'acier à l'industrie allemande alors qu'il pourrait être produit ici, en France.

    L'État est actionnaire à 7% de Vallourec. Par ailleurs, la Banque Publique (BPI France) va recapitaliser le groupe. Autant de raisons et de moyens pour que la puissance publique impose des solutions industrielles. Le premier ministre s'était engagé à trouver des solutions pour la fin de l'année 2015. Il faut passer de la parole aux actes.

    Aux côtés de l'État, la région doit aussi s'impliquer. Nous demandons l'organisation d'une table ronde avec les acteurs de l'industrie pétrolière présents en Normandie, ainsi qu’avec tous les partenaires permettant d'explorer les possibilités de diversification d'activités du site Vallourec de Déville-lès-Rouen.

    Sébastien JUMEL - Céline BRULIN  - Joachim MOYSE

    Gilles HOUDOUIN - Marie-Jeanne GOBERT

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