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    Le président du Conseil Régional de Normandie découvre -  quelques années après les usagers qui se heurtent tous les jours aux retards, aux suppressions de trains, aux erreurs de mise à quai, à de multiples problèmes de maintenance - que la situation en Normandie est "scandaleuse et honteuse". Il réclame auprès de l’État un plan de rattrapage sur les investissements et propose de reprendre « la gouvernance » des trains Intercités.

    Nous sommes opposés à la régionalisation des trains Intercités pour toutes les raisons exposées dans le communiqué que vous pourrez lire ci-dessous (paru le 19/02 dans la presse régionale), mais aussi parce que c'est la porte ouverte à la privatisation. La région reprendrait la gestion des trains lorsque l'état s'en désengage ? Qu'adviendra t-il dans quelques années lorsque la région voudra également se désengager ? Poser la question, dans notre système capitaliste, c'est déjà avoir la réponse !

    N'oublions pas que l'état procède déjà au dépeçage de la SNCF, en cherchant à se défaire de 6 des 8 lignes de trains de nuit, comme il l'a annoncé la semaine passée par la bouche d'Alain Vidalies, secrétaire d'état aux transports : Ces trains sont "trop chers", et il faut faire appel à la concurrence pour repenser "de nouveaux schémas d'exploitation innovants". Quel doux euphémisme pour parler de la privatisation d'un service public !

    Qui donc pourrait sincèrement penser que l'état, tant que nous resterons dans ce système libéral,  reprendrait les lignes régionales en cas de désengagement de la région, afin de les protéger de l'avidité du privé ? Personne ! Régionaliser les lignes intercités, c'est donc jouer un jeu extrêmement dangereux

    Au front de Gauche, comme nous le disons dans le communiqué, nous militons pour la création "d' un syndicat régional des transports afin de faire contribuer les entreprises à l’effort nécessaire pour développer nos transports régionaux. Celui-ci pourrait en effet prélever le versement transport auprès de toutes les entreprises de plus de 11 salariés, en Normandie, et dégager de nouveaux moyens permettant de faire face aux besoins et aux nouvelles responsabilités de la région en matière de transport".

    Cela permettrait de faire face à l'ensemble des besoins de la population en termes de transports : transports urbains, ruraux, scolaires, trans-fluviaux (voir article sur le bac de Quillebeuf), tous transports pour lesquels, à Ensemble !, nous sommes favorables à la gratuité.  Mais pour être certain que les fonds récoltés seraient bien investis au bénéfice de la population, il faudra que dans ce syndicat, ce soient les associations d'usagers, les syndicats de personnels, les citoyens, qui soient "à la manœuvre", car il est hors de question de laisser le patronat et ses affidés s'emparer des commandes.

    Gilles Houdouin, le 22/02/2016

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  • Jeudi 18 février 2016, nous avons, avec Céline BRULIN, également conseillère régionale et conseillère municipale de Bolbec, rencontré le maire de Quillebeuf sur Seine, ainsi que trois responsables du comité de défense du bac de Quillebeuf.

    Ce bac, emprunté quotidiennement par 1600 véhicules et une trentaine de poids-lourds, est aujourd'hui menacé. C'est le seul bac de seine qui relie deux départements, l'Eure et la Seine-Maritime, et ses frais d'exploitation, autrefois pris en charge par moitié par les deux départements, sont maintenant pris en charge aux deux tiers par la Seine-Maritime, et pour un tiers par l'Eure. Or il n'est pas exclu que le vote du budget du département de l'Eure, en mars, ne reconduise pas sa participation (1,1 million d'euros). Le désengagement de l'Eure serait une catastrophe pour Quillebeuf, il signifierait la mort du bac.

    Le village et ses habitants ont déjà eu, à plusieurs reprises, à subir des arrêts d'exploitation lorsque le bac tombe en panne. En effet, il n'existe qu'un seul bac de remplacement sur l'ensemble du fleuve (le bac 14), et celui-ci est très souvent utilisé pour remplacer le bac de Duclair dont la motorisation, inadaptée, tombe également régulièrement en panne. Lorsque cela arrive (12 jours en 2015, déjà 5 jours en janvier), Quillebeuf devient une ville morte; les commerces observent une chute de 30 à 40%  de leur chiffre d'affaire, et les usagers - nombreux sont ceux qui travaillent de l'autre côté, dans les entreprises de la zone industrielle de Port-Jérôme - n'ont d'autre choix que de rallonger leur temps de transport de 45 minutes et de payer le pont de Tancarville.

    Cela est d'autant plus problématique que les usagers ne sont pas prévenus des arrêts pour maintenance, et qu'ils ne l'apprennent souvent qu'au moment où ils se présentent à l'embarcadère !

    La continuité du service public est alors rompue.

    Cet état de fait est dénoncé par le comité de défense, qui argue que si, comme c'était initialement prévu, la motorisation du bac de Duclair avait été refaite, le bac de remplacement pourrait être plus souvent utilisé à Quillebeuf, le cas échéant. En ce qui concerne le bac de Duclair, un audit avait été mené sous la précédente mandature du conseil départemental, en novembre 2014. Qu'est il devenu ? Il semblerait que cet audit ait été enterré par l'actuelle majorité.

    Enfin, les collectivités départementales 27 et 76 qui aimeraient se désengager du financement du bac évoquent le retour à un péage. Tant le maire de Quillebeuf que le comité de défense du bac y sont opposés : avant 2004, le bac était payant, et il a été rendu gratuit car les coûts engendrés par le recueil des péages était supérieurs aux recettes !

    Le bac est un service public qui doit rester gratuit !

    En tant qu'élu(e)s du Front de Gauche, nous sommes évidemment en plein accord avec cette vision des choses.

    Nous apporterons tout notre soutien aux militants du comité de défense du bac, ainsi qu'au maire de Quillebeuf, si les menaces contre le maintien du bac se faisaient plus précises.

    Mais indépendamment des actions ponctuelles et immédiates, nous mettrons également tout en œuvre afin de trouver une solution pérenne. En particulier, tous les acteurs concernés doivent pouvoir prendre connaissance des résultats de l'audit concernant le bac de Duclair ! C'est aujourd'hui un point de blocage car les pannes récurrentes de ce bac accaparent trop souvent celui de remplacement.

    De plus, nous profiterons des nouvelles compétences dévolues à la région en terme de transports pour proposer un plan de financement et de développement de l'ensemble des transports normands. En particulier par la création d'un syndicat régional des transports, dans lequel siègeraient les associations d'usagers et les syndicats de personnels, et qui aurait pour mission de faire contribuer les entreprises à l'effort nécessaire pour développer nos transports régionaux. Celui-ci pourrait en effet prélever la contribution transport auprès des entreprises de plus de 11 salariés, dans toute la Normandie, alors que nombreuses sont celles qui en sont exonérées aujourd'hui.

    Cette participation des entreprises[1] (0,5% de la masse salariale) permettrait de dégager des fonds non négligeables pour améliorer, rouvrir ou conserver des lignes de chemin de fer[2], ou pérenniser les bacs de Seine, par exemple. Ces exemples étant non exhaustifs.



    [1] Il faut noter que l'entreprise Exxon, sur la zone industrielle de Port-Jérôme, participe au fonctionnement du bac de Quillebeuf à hauteur de 30 000 euros. Que font les autres ??

    [2] Voir, au sujet du transport ferroviaire, le communiqué de presse du groupe des élus Communistes et du Front de Gauche. Vous pourrez le lire sur ce blog.

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  • Lafarge ne doit pas fermer !Après les licenciements chez Sidel, que la lutte exemplaire menée, par deux fois, par les ouvriers et employés du site ont permis de réduire au maximum, c'est au tour de Lafarge d'annoncer que sa cimenterie de Saint-Vigor d'Ymonville, près du Havre, stopperait sa production pour ne devenir qu'une unité de broyage de clinker (constituant du ciment artificiel).

    Sur les 144 emplois actuel, 111 seraient supprimés.

    le groupe Lafarge avait, en 2013, incité le personnel de l’usine à s’engager dans un "plan de compétitivité" du site devant s’accompagner de 80 millions d’investissements pour le moderniser. Les salariés et leurs organisations syndicales ont joué le jeu et répondu aux attentes de ce plan de compétitivité, souvent au prix de sacrifices personnels et d’adaptation de leur organisation professionnelle et familiale.
    En 2015, tous les objectifs assignés par le groupe Lafarge au site ont non seulement été atteints mais très largement dépassés, alors même que sur les 80
    millions d’investissements annoncés, 17 millions seulement furent réalisés.

    Pour avoir rempli tous ces objectifs, les récompenses sont tombées :

    • Bruno Lafont, le PDG du groupe, l'a quitté en juillet 2015 avec une indemnité de départ de 5,9 millions d'euros et la promesse d'une retraite chapeau de 640 000 euros par an, lorsqu'il fera valoir ses droits à la retraite ! De quoi voir l'avenir avec confiance !
    • Pour les salariés de Saint-Vigor, ce sera la porte ! avec les remerciements des actionnaires.

    Alors que le groupe dégage une marge de 28%, cette fermeture de site s'apparente clairement à un plan de licenciement boursier.

    Jean-Paul Lecoq, Conseiller départemental Front de Gauche de Seine-Maritime et maire de Gonfreville l'Orcher, a envoyé un courrier à Hervé Morin, président de la région Normandie, pour que soit organisée d'urgence une table ronde sur l'avenir de l'usine.

    Afin d'appuyer cette demande, j'ai moi-même envoyé le 10 février un courrier à Hervé Morin ainsi qu' à la Vice Présidente chargée du développement économique, Sophie Gaugain. Ce courrier est pour l'instant en attente de réponse :

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  • Les élues et élus du groupe publieront régulièrement un bulletin. Voici le premier numéro, encore balbutiant, mais ce bulletin devrait s'étoffer au fil du temps et de nos interventions.

    le n°1 est ici.

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  • Communiqué

    des Elus Communistes et du Front de Gauche

    au Conseil régional de Normandie

     

    VALLOUREC : UNE AFFAIRE D’ETAT, PAS D’ACTIONNAIRES ! 

    Comme le craignaient les salariés, Vallourec vient d'annoncer une nouvelle saignée au sein de ses effectifs et la fermeture de laminoirs dont celui de Déville-lès-Rouen. Aux 2000 suppressions d'emplois annoncées en avril dernier, à l'échelle mondiale, dont 900 en France, s'ajouteraient aujourd'hui 1000 suppressions supplémentaires en Europe dont 500 en France.

    C'est d'autant plus insupportable que Vallourec a distribué 2,2 milliards de dividendes à ses actionnaires en 12 ans et réalisé des investissements hasardeux à l'étranger. De plus le groupe s'est lié à un aciériste allemand dans un contrat le contraignant à acheter des milliers de tonnes d'acier à l'industrie allemande alors qu'il pourrait être produit ici, en France.

    L'État est actionnaire à 7% de Vallourec. Par ailleurs, la Banque Publique (BPI France) va recapitaliser le groupe. Autant de raisons et de moyens pour que la puissance publique impose des solutions industrielles. Le premier ministre s'était engagé à trouver des solutions pour la fin de l'année 2015. Il faut passer de la parole aux actes.

    Aux côtés de l'État, la région doit aussi s'impliquer. Nous demandons l'organisation d'une table ronde avec les acteurs de l'industrie pétrolière présents en Normandie, ainsi qu’avec tous les partenaires permettant d'explorer les possibilités de diversification d'activités du site Vallourec de Déville-lès-Rouen.

    Sébastien JUMEL - Céline BRULIN  - Joachim MOYSE

    Gilles HOUDOUIN - Marie-Jeanne GOBERT

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