• En Seine-Maritime, toujours des Mineurs Non Accompagnés en dangerSuite à l'action des associations de soutien aux migrants en juillet dernier, et au jugement du tribunal administratif qui avait condamné le département à trouver dans les 24h une solution d'hébergement stable et durable (voir cet article), j'avais envoyé une lettre au président du département Pascal Martin. Contre toute attente, j'ai reçu deux réponses début et fin octobre, l'une du président, l'autre de la vice-présidente en charge de l'enfance et de la famille. Vous pourrez lire ces réponses ci-dessous. Pour autant, les choses ont-elles changé ?

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  • Ils étaient six, six jeunes guinéens ou congolais âgés de 15 à 17 ans, arrivés seuls en France depuis plusieurs mois. Ces mineurs entrent de plein droit dans la catégorie des "mineurs non accompagnés" ou "mineurs isolés". A ce titre, ils auraient dû être pris en charge par l'aide sociale à l'enfance (gérée par les départements) dès leur arrivée à Rouen, comme le prévoit la loi du 14 mars 2016.

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  • 11 Novembre : l'autre commémorationJean Julien Marius Chapelant, blessé par l'ennemi, fusillé attaché à son brancard en 1914, jamais réhabilité,

    Eugène Barbieux, exécuté sans jugement en 1914, réhabilité en 1926,

    François Waterlot, exécuté sans jugement en 1914. L'exécution ayant raté, il est finalement gracié, et réhabilité en 1926,

    Frédéric Henri Wolff, officier supérieur, sans doute le premier fusillé de la Première Guerre mondiale,

    Joseph Dauphin, fusillé en 1917, jamais réhabilité,

    Paul Léon Gillet, exécuté en juin 1918, jamais réhabilité...

    La liste exhaustive serait trop longue, il y en a 639. Ce sont les soldats fusillés pour l'exemple pendant la guerre 14-18, souvent pour des motifs futiles, toujours pour soi-disant éviter la démoralisation des troupes. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ces exécutions sommaires ont commencé dès le premier mois de la guerre, et pas seulement pendant les mutineries de 1917.

    Bien entendu, il n'est pas question d'oublier ou de passer sous silence les 9 720 000 soldats et 8 900 000 civils(1)  morts pour rien, tant sur le front occidental, russe ou oriental, et ce des deux côtés des tranchées.

    Qu'ils aient été tués à l'ennemi ou fusillés, ils sont morts victimes inutiles de la première guerre ouvertement impérialiste, dont les buts ultimes étaient un partage du monde à des fins économiques et commerciales. L'Allemagne, dernière puissance arrivée sur le marché du capitalisme, et forte d'une démographie galopante à l'époque, désirant reprendre à la France et à l'Angleterre une part du "gâteau" colonial, afin de se ménager des "marchés".

    Mais les fusillés pour l'exemple, dont certains ont été réhabilités mais pas tous, n'ont jamais "bénéficié" des commémorations, et, pendant longtemps, n'ont pas eu leurs noms sur les monuments aux morts ou sur les plaques commémoratives. Leurs familles ont longtemps souffert d'être montrées du doigt et mises au ban de la collectivité. Certains enfants ont dû être retirés de l'école.

    Des associations se battent encore aujourd'hui pour obtenir une réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple. C'est le cas, au Havre, depuis 2008, de la Libre Pensée, la Ligue des Droits de l'Homme, l'Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) et du Mouvement de la Paix

    Cette année encore, ces associations organiseront le vendredi 11 Novembre, à 16h00, devant le monument aux morts, un rassemblement pour obtenir la réhabilitation collective des 639 fusillés, et pour se rappeler au bon souvenir des fauteurs de guerre (voir le communiqué de presse).

    J'y serai pour représenter notre mouvement.

     

    (1) dont  1 500 000 Arméniens et Arméniennes.

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  • La Poste, service public pour toutes et tous, partout : j'ai signé cet appel. Et vous ? Plus de 100 suicides ou tentatives de suicide de facteurs et factrices en 10 ans, grèves à répétition, absentéisme en hausse : On ne peut pas dire que La Poste soit une entreprise où il fait bon vivre. La Poste, c'est plus de 4000 suppressions d'emplois par an alors qu'elle a touché plus de 300 millions de CICE. C'est une direction qui n'a qu'un mot d'ordre : mettre les syndicats à genoux, maltraiter ses salariés pour leur faire comprendre qu'ils et elles ne sont plus au service des usagers, mais au service d'objectifs de rentabilité, qu'ils et elles doivent accepter d'être "optimisé-e-s". Le but ultime recherché, c'est bien la désagrégation de ce qui reste de public dans ce service, afin de donner au privé les secteurs qui auront été rentabilisés à force de coupes sombres budgétaires, en abandonnant ce qui ne sera toujours pas rentable afin de ne pas concurrencer le privé, déjà fortement présent dans le domaine de distribution des colis, et toujours à l'affut de nouveaux marchés.

     Le capitalisme a toujours fonctionné comme ça : les services publics ne sont pas dans ses gênes, et c'est pour lui autant de terrains de chasse. Lorsqu'il trouve dans les gouvernements une oreille attentive (ou "intéressée") qui veuille bien lui ouvrir toutes grandes les vannes, alors jamais il n'est plus arrogant et avide.

     Pour casser la résistance des salarié-e-s, la direction de La Poste fait montre d'une intransigeance hors du commun. Elle nous montre grandeur nature ce que seront les batailles que nous aurons à mener lorsque les nouveaux "accords d'entreprises négociés" chers à El Khomri rentreront en vigueur, en lieu et place des accords de branche :

     Au printemps, il y a eu 214 jours de grève, un record historique, dans un bureau de poste de Rivesaltes (Pyrénées Orientales). C'était à propos d'une simple réorganisation et d'une diminution du nombre d'emplois. 7 mois de grève pour 11 grévistes qui ont tenu bon et gagné pour un de leurs collègues injustement sanctionné !

     Cet automne, ce sont 3 bureaux de poste du 13e arrondissement de Paris qui ont connu 37 jours de grève. Et bien entendu, le conflit dont on se rappelle tous et toutes,  de 31 jours, avec 200 salariés, dans les centres de tri du Havre. Je ne rappellerai pas ici les revendications, et les points que la future négociation devrait voir mettre à l'ordre du jour, mais c'est en soi incroyable qu'il faille 31 jours de grève rien que pour se faire entendre!

     Si ce sont là les prémices du nouveau  type de "négociation" établissement par établissement, cela promet !

     La poste doit rester un service public de proximité. Dans nombre de secteurs ruraux, l'existence d'un bureau de poste reste souvent la seule présence palpable de la République, hormis la mairie, lorsque les écoles sont fermées au profit des regroupements intercommunaux, lorsque les médecins ont déserté, que les centre médicaux, les hôpitaux et les maternités ont été fermées. Les populations ont déjà le sentiment d'être abandonnées, qu'en serait-il si les personnes âgées ne recevaient même plus leur courrier ? Or il s'avère que le contrat tripartite (Gouvernement, Poste, Association des Maires de France) de présence postale territoriale pour 2017-2020 est en cours de négociation. C'est maintenant que tout se joue !

     C'est pourquoi à l'initiative du "Collectif Poste - Convergence des Services Publics" nous sommes un certain nombre, usagers, usagères, syndicalistes, élus locaux, élues locales, militants associatifs et militantes associatives, à avoir initié un appel pour défendre le service public postal pour toutes et tous, partout.

     Vous pouvez lire cet appel ici :

    La Poste, service public pour toutes et tous, partout : j'ai signé cet appel. Et vous ?

    Et surtout le signer : https://www.change.org/p/la-poste-la-poste-service-public-pour-toutes-et-tous-partout

     Faites passer le message, soyons des milliers à faire pression sur le gouvernement et sur la direction de la poste !

     

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  • Saint Etienne du Rouvray : tribune municipales des élu-e-s "Ensemble ! Droit de cité"A la demande des deux élu-e-s "Ensemble ! Droit de Cité", siégeant au conseil municipal de Saint-Etienne du Rouvray, je relaie ici leur tribune parue dans le journal municipal (15000 exemplaires pour 30000 habitant-e-s). Après l'attentat et l'assassinat du père Jacques Hamel,La ville a édité un badge, des affiches, des T-shirts "Vivre Ensemble" (photo illustrant cet article).

    Voici la tribune :

    "L’assassinat du père Hamel et les agressions subies par les sœurs mardi 26 juillet ont provoqué une immense émotion et  bien au-delà de notre ville.

    Ces actes ignobles nous rappellent que la Fraternité est en danger.  Partout, les  puissants,  les dictateurs, les fanatiques religieux utilisent la force et les armes pour essayer de  dominer le monde.

    Dans notre ville, nous savons que  la fraternité, la solidarité, l’égalité, la liberté sont  une base  forte qui nous unit, toutes et tous. Partager notre humanité, au-delà des appartenances, des origines, des croyances philosophiques, politiques ou religieuses est le fondement de notre vivre ensemble. C’est aussi la Laïcité, vivre dans le respect de l’autre.

    Pour que la Fraternité s’enracine, l’Egalité doit se concrétiser  partout au travail, à l’école, dans la citoyenneté, partout où l’injustice règne. Le gouvernement  limite les subventions  aux services publics, à l’Ecole, la Santé, le logement, aux municipalités. Face à tous ces maux, Il ne suffit pas de mots, il faut des actes concrets et des moyens financiers. Ainsi, nous vivrons mieux ensemble.  Ce sont des choix  politiques. A nous de nous battre tous ensemble pour gagner nos justes droits.

    pour Ensemble ! / Droits de Cité

    Michelle ERNIS, Pascal LANGLOIS"

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