• Grève de la faim au Rouvray : une petite avancée ??Ce matin, cheminots et hospitaliers, ainsi que leurs soutiens, ont  bloqué le pont Mathilde et les quais rive gauche devant la Carsat, à Rouen, avant d'aller faire le siège de l'agence de l'ARS, où ils-elles ont été reçu-e-s.

    Rien n'est simple : la veille, la réunion entre l'ARS et les grévistes qui se tient à l'heure où j'écris, avait été déclarée annulée. Il faut dire que la directrice de l'ARS a eu le don de mettre de l'huile sur le feu en déclarant que les 52 postes réclamés correspondaient à l'absentéisme du personnel  du Rouvray. Tout le monde a entendu, tant elle le pensait fort, que si le personnel était moins "fainéant", il n'y aurait pas besoin de ces postes !

    Faut-il rappeler que cette revendication de 52 postes ne sort pas d'un quelconque chapeau : un précédent audit de l'ARS elle-même avait chiffré le déficit en postes à 56. Suite à cet audit, 4 postes (!) avaient été accordés. Et donc, dans un souci d'apaisement qui les honorent, les grévistes du centre hospitalier ont décidé de ramener leurs exigences à ces 52 postes, alors qu'ils/elles avaient initialement chiffré le déficit à 197 postes !

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  • Hôpital du Rouvray : les grévistes en danger !Aujourd'hui, 4 juin, deux des grévistes de la faim, Jean-Yves et Marc-Aurélien, en état d'épuisement physique et moral ont été emmenés au CHU de Rouen par le Samu. Ils avaient tous deux perdu 14% de leur masse corporelle, alors que le seuil de danger est de 10%. Anne, la seule femme parmi les grévistes de la faim et qui faisait également partie des quatre premier-e-s à s'être engagé-e-s dans cette lutte, a dû arrêter à cause d'un drame familial.

    La direction, l'ARS et Madame la Ministre auraient pu commencer à se réjouir, mais René, infirmier au Rouvray depuis 37 ans, vient de rejoindre ses quatre camarades restants, et entame lui-aussi une grève de la faim. "Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place".

    Madame la Ministre, qu'attendez-vous pour débloquer les 52 postes réclamés. 52 postes, ce sont 2,5 millions d'euros sur un budget total de 102 millions. Il serait dommage que pour si peu, votre nom rejoigne celui de Margaret Thatcher au panthéon des bourreaux(1).

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  • Hôpital du Rouvray : une nouvelle dimension dans la lutteRappel : Le personnel de l'hôpital psychiatrique du Rouvray, à Sotteville-les-Rouen, est en grève depuis le 22 mars. Et 7 membres du personnel sont en grève de la faim, les premiers depuis le 22 mai. C'est à dire qu'ils et elle en sont au 11ème jour. Un cap très difficile, et dangereux pour leur santé.

    Hier, l'ARS a "commis" une ânerie aussi grosse qu'elle, qui a mis le feu aux poudres. La lutte a donc pris un tournant avec l'occupation de l'administration par le personnel.

    Il faut dire qu'en terme de provocation, l'ARS ne fait pas dans la dentelle. Qu'on en juge :

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  • Paradis fiscal, enfer à l'Hôpital ! Paradis fiscal, enfer à l'Hôpital : c'est l'un des slogans des personnels de l'hôpital psychiatrique du Rouvray, à Sotteville-les-Rouen. Slogan scandé par les plus de 300 personnes, dont beaucoup d'extérieurs venus apporter leur soutien, présentes lors de la venue de Benoit Hamon cet après-midi.

    Enfer à l'hôpital : ce n'est pas qu'une image. Inutile de revenir sur l'état des lieux de cet hôpital, qui doit ressembler à beaucoup d'autres : pour cela, lire ou relire mon article d'hier. Au 9ème jour de grève de la faim, pour ceux et celle qui l'ont commencée le 22 mai, la direction reste toujours sourde aux revendications. Malgré le soutien de l'ensemble du personnel, malgré le soutien des syndicats des entreprises alentour, malgré les plus de mille signatures recueillies sur la pétition placardée sur le bâtiment de la direction (photo).

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  • Grève de la faim au Rouvray : appel à Mme BUZYNNous étions nombreux-euses hier, près de 200, à être venu-e-s soutenir les 6 grévistes de la faim de l'Hôpital Psychiatrique du Rouvray, à Sotteville-les-Rouen. 4 membres du personnel sont en effet en grève de la faim depuis le 22 mai, qui ont été rejoints par deux autres en fin de semaine.

    Ces grévistes ne protestent pas contre un licenciement. Ils ne réclament pas une hausse de salaire. Encore moins des jours de congés supplémentaires, que sais-je encore.

    Alors quoi ? Que veulent-ils/elle me direz-vous Madame Buzyn ?

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